mercredi 16 septembre 2026

 

Ressenti de Maya, membre de JUBEf


Etre en colère oxymorons  

(« Nager dans les contradictions » « Patauger dans les oxymorons ») 

Colère contre « les politiques » qui «ne font rien », qui ne font pas assez, qui continuent pareil, qui ferment les yeux, tiennent un langage lénifiant, « rassurant », qu’on va pouvoir s’en sortir sans changements fondamentaux, radicaux, sans renoncements incisifs, douloureux. Au niveau personnel, au niveau sociétal. Au niveau national, global. 

Mais : si je regarde de près, je fais pareil, au fond, ou presque. Même que je suis une « vieille écolo ». Malgré le fait que je ne prends pas l’avion (aussi parce que trop malade, trop vieille). Que j’utilise les transports publics depuis ma naissance, par principe, sauf quand j’estime qu’il faut quand même utiliser la voiture (charges lourdes, par commodité, par envie, par ennui, par frustration). Sachant très bien que l’habitude de mon père de faire presque tout à pied, en marchant tous les jours, était la façon la plus saine, au niveau personnel et global (il n’était pas paysan mais professeur). -- Je « consomme » des denrées médicaux modernes sophistiquées qui prolongent ma vie (un peu ? quelques années ?) : oui, je suis contente d’avoir échappé à la mort pour le moment; mais à quel prix (écologique entre autres– et que réserve le futur) ? -- Ma maison est certes bien trop grande, mais je ne veux pas (encore) partir, trop y a été investi, dans tous les sens du terme. –- J’aime les textiles, je tricote, couds etc. « depuis toujours », je ne jette rien sauf des haillons, ainsi j’ai des habits pour 100 ans au moins…par exemple des bonnets pour cancéreuse…et pourtant, j’en fabrique encore – faut bien s’occuper, non ? Et même j’en achète, un peu, mais évidemment trop. -- Je ne jette aucun aliment, j’ai appris dans mon enfance lointaine - sans frigo – à gérer la nourriture, avec soin, circonspection et travail constant, mais je digère mal les légumineuses et autres choux, la viande passe bien par contre, et je m’accorde le plaisir d’un avocado, d’une mangue, de bananes, de noix venues de loin, du chocolat noir, oui, avec un peu de mauvaise conscience – et en m’exonérant que ce n’est qu’un petit écart ponctuel de mes comportements pourtant exemplaires, non ? Mince – les emballages qui, triés, remplissent de grands sacs pour le "Tritout" – malgré les quelques produits achetés en vrac. Mais y a pas de marché tout près…-- Les journaux, les catalogues (peut-on les stopper ?), le vieux papier, bien trop volumineux… Les livres de l’amatrice de lecture que je suis, en vrai papier, des montagnes – est-il faux de soutenir les écrivains, les libraires, les journalistes ?--…Mon seul sport: danser le Tango – certes, pas onéreux, mais quand même…--Les quelques sorties culturelles, rien d’excessif il me semble…-- Dernièrement des excursions avec les petits-enfants, quel plaisir retrouvé…et, ENFIN, je l’espère, un peu de vacances à la montagne, en hôtel, avec les jeunes qui habitent à 10 000km d’ici. Alors… 

En conclusion : Quelle est mon Empreinte Carbone, my Carbon Footprint ? Quand est ma date personnelle du dépassement, My Personal Overshoot Day ? Quel serait mon bilan réel si on tient compte de tout ? – Certes : minuscule comparé au bilan horrifique de mon contemporain Donald T… 

Et ENFIN : Quels sont les mécanismes bio-psychologiques qui font que nous n’apprenons rien, ou si peu, de l’histoire, ni de notre histoire personnelle, ni de l’Histoire tout court. Chaque enfant recommence à comprendre le monde, à sa manière, et avec les données de son environnement actuel, avec ses capacités d’adaptation. Ce que c’était, jadis, il y a presque 80 ans, pour moi : je m’en souviens encore, un peu, ou très bien, selon – mais je ne peux RIEN transmettre de l’expérience des prés fleuris en juin avant les foins, des odeurs, du BRUIT étourdissant des insectes…un souvenir lumineux lointain, qui est à moi, seule, mais aussi perdu pour toujours. 

La Rationalité dont nous devrions nous servir face au futur du globe terrestre n’est qu’une couche de vernis très mince, friable. Dessous se trouve la sphère profonde et bouillonnante de l’Emotionalité qui nous régit. Notre « cerveau de dinosaure » domine bien souvent la partie cérébrale dite supérieure de l’Homo sapiens. Et pourtant nous savons. Ou au moins : Nous pourrions savoir.

D’où mes doutes, mon scepticisme. 

(NB : Je suis particulièrement sensible au sort des forêts – estomaquée ++ par le retrait de fonds par Cons Féd Rösti, une stupidité quasi-« trumpienne »))

Maya Borkowsky le 15.08.2026 

 Coin lecture voici ce que nous propose Bernadette



 

Résumé:
A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs sans cesse actualisés, Nathanaël Wallenhorst anticipe d’une façon très concrète ce que pourrait être 2049 côtés écosystème, climat et société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, l’auteur raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.

Dessinant ainsi la trajectoire de nos sociétés, l’auteur révèle ce que seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans. Alors, comment
aimerons-nous ? Comment travaillerons-nous ? Comment vivrons-nous
ensemble à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? C’est à toutes
ces questions que sont apportées des réponses.
Démonstration solide, l’ouvrage dresse un constat clair et détaillé de ce que serait l’habitabilité humaine dans les décennies à venir, si nous n’agissons pas aujourd’hui. De fait, 2049 est un livre majeur.

Nathanaël Wallenhorst, né en 1980, est chercheur en sciences de l’environnement et membre de l’Anthropocene Working Group (AWG), le groupe de géologues en charge de la datation de l’entrée dans l’Anthropocène. Il est également professeur à la faculté d’éducation de l’Université catholique de l’Ouest, à Angers, dont il est le doyen.


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